Skip to content
Mobile menu

Published in: International

Le mâle aimé

By Ingrid FAVRE

Symbole de la journée internationale de l’homme

    Après la journée mondiale de la femme, instaurée le 8 mars 1977, la journée de l’homme le 19 novembre est apparue, avec le soutien des Nations Unies, en 1999, 22 ans après. Nous allons essayer dans cet article de rapidement cerner l’histoire et les objectifs liés à cette journée, soit aujourd’hui.   

    Elle a été proposée  par un professeur d’histoire caribéen à Trinité-et-Tobago, Jérome Teelucksingh. Il pensait qu’il fallait faire ressortir les problèmes de la gent masculine comme on avait pu le faire pour les femmes ou les enfants. De plus, par le biais de cette journée, il voulait changer l’image des hommes dominant la société et ses codes, montrer leur fragilité ainsi que leur sensibilité. Pour ce faire, lors de cette journée, on veut montrer des figures masculines « positives », c’est-à-dire qu’ils vont essayer de montrer qu’ils peuvent dépasser les clichés.

    Tout d’abord, abordons les problèmes qui les touchent. En premier lieu, sur l’année 2010, environ 70 % des suicides provenaient des hommes. Selon les spécialistes, cela s’explique, comme un grand nombre de drames de ce genre, à  cause des stéréotypes : un homme se doit d’être fort et de savoir se maîtriser. Il n’ira donc pas parler de ses soucis et angoisses à qui que se soit de peur de faire preuve de faiblesse et par conséquent de manquer de « virilité ».

Autre difficulté qu’ils rencontrent, le choix de la garde des enfants durant les divorces, sujet abordé, par ailleurs, dans la chanson de Daniel Balavoine, Mon fils, ma bataille. Seul 8% des hommes, en 2009, ont obtenu la garde de leurs enfants. Problème lié à nouveau à l’image que l’on a d’eux. La plupart du temps les femmes sont considérées comme les plus adaptées pour s’occuper d’enfants, et ce, depuis des années.

Et enfin, la gent masculine rencontre des difficultés à l’école. Selon une enquête de 2012, au collège seulement 34% des filles disent avoir des difficultés à lire, contre 42% chez les garçons. De même que 74% des filles obtiennent un diplôme de niveau bac ou supérieur alors que seulement 59% des hommes y parviennent. On peut l’expliquer, car la plupart du temps, on dit aux garçons de faire du sport pour démontrer leur masculinité et aux filles de se tourner vers la littérature et les arts pour montrer leur finesse.

Une chose est certaine les hommes sont très touchés par les stéréotypes. Cette journée est donc destinée à ne pas l’oublier : l’homme n’est pas seulement le soi-disant « sexe fort ».

    Autre point positif de ce jour, la parité entre les sexes. Effectivement, la journée mondiale de la femme, a été créée dans le but de rappeler qu’elles ont des droits, les mêmes que les hommes et qu’elles doivent également être respectées. L’unique souci, s’il n’existe que la journée mondiale de la femme, c’est qu’on éprouve le besoin que la femme soit mise sur un piédestal durant une journée pour finalement retourner à notre vie dirigée par le « mâle dominant ». Le fait qu’il existe la même chose pour les hommes installe une parité qui montre les combats de chacun.

    Malheureusement, la journée internationale de l’homme, n’est pas encore suffisamment remarquée… alors chers lecteurs, pensez au 19 novembre !

Ingrid Favre

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *