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Published in: vie du lycée

John BATEMAN, an unlimited man

By Clémence BOULOIZEAU

 

John BATEMAN est un danseur contemporain né en 1966 qui nous vient tout droit de l’autre côté de la Manche. Ce danseur  »So british » a fait ses bases dans une des écoles les plus selects d’Angleterre: le Laban Center Mouvement and Dance situé à Londres. Il débarque en France en 1990 pour intégrer la compagnie de la chorégraphe Régine CHOPINOT au Centre Chorégraphique National de La Rochelle.

Voici l’interview d’un danseur atypique aux nombreuses facettes.

Vous avez fait partie de la troupe de Régine CHOPINOT de 1990 à 2009 :

– Comment avez-vous intégré sa compagnie ?

Elle a auditionné à Londres en 1990 et elle m’a pris avec deux autres anglaises. On avait tous les trois les mêmes initiales.

– Comment se sont passées ces années auprès d’elle ?

(Rire) Facile et difficile en même temps parce que c’est comme travailler pour quelqu’un d’autre. Chaque fois qu’elle fait une pièce, elle recommence une nouvelle chorégraphie c’est comme si tu travaillais pour quelqu’un d’autre parce que celle de 1990 n’avait rien à voir avec celle de 1992, avec 1995. Toutes les pièces qu’elle faisait changeaient tout le temps et les gens aussi changeaient.

– Quel a été le souvenir le plus marquant de ces années passées dans sa compagnie ?

Un fait marquant… (Il réfléchit), le voyage en Afrique du Sud ou le voyage au Vietnam pendant 4 mois, c’était pour danser. On a tourné là-bas.

– Qu’est que ces années passées au Centre Chorégraphique National de la Rochelle vous auront apporté dans votre parcours ?

Déjà si je n’avais pas dansé avec Régine je n’aurais pas eu mon DE (diplôme d’état). Après, j’ai eu mon DE grâce au fait que j’étais dans une compagnie au CCN. J’avais le droit de passer mon DE à Paris version courte (version accélérée) parce que j’étais dans une compagnie depuis 10 ans, j’avais déjà donné des cours pendant 20 ans et normalement après 20 ans d’expérience t’es un peu au courant de comment ça marche. Si tu ne sais pas après 20 ans tu ne pourras jamais savoir.

– Êtes-vous encore en contact avec elle ? Avez-vous eu des projets en commun depuis ?

Oui, je danse toujours pour Régine CHOPINOT. Les prochaines dates sont en mai..

En plus de la danse, vous pratiquez d’autres sports en allant jusqu’à les joindre :

– Vous avez fait une parenthèse de 5 ans à l’extérieur de la compagnie pour faire de la plongée sous-marine, pourquoi ?

Parce que j’en avais marre de danser. En fait, j’en avais marre de… Parce que les gens, ils disent qu’à 35 ans normalement la carrière d’un danseur est finie. Pour les danseurs classiques, c’est peut-être vrai mais maintenant les danseurs contemporains, on n’a pas envie d’arrêter et j’ai arrêté pour aller faire d’autre choses parce que j’en avais un peu marre de toujours danser. Et j’ai toujours eu envie de faire de la plongée, c’était l’occasion.

– Vous avez aussi monté un projet qui mêle le vélo à la danse, pouvez-vous nous le présenter en quelques mots ?

Unlimited parce que c’est unlimited kilomètres, unlimited calories, unlimited … C’est illimité, tout est illimité, ça veut dire que si quelqu’un me demande pourquoi j’ai fait ça, c’est parce que c’est une pièce écolo. Tout est chargeable par le vélo, par le soleil. Je n’ai pas besoin de prise quand j’arrive, je pose mes lumières, j’allume le son, je danse, je plie tout et je m’en vais et ça j’aime bien. J’ai pas besoin de faire  »Oui, merci… » et toute l’histoire qui va avec, j’aime pas. Je suis un danseur atypique parce que je n’aime pas tout le côté ami,  »il faut être gentil avec ces personnes-là pour avoir une date ». Là, je peux danser pour les vaches dans un champ où il n’y a personne, ou pour deux personnes, ou pour moi-même. Je n’ai rien à demander à personne et c’est ça qui me plaît. Et si ça ne se fait pas, c’est moi qui ne le fais pas. Si je ne pédale pas, c’est ma faute. C’est la faute à personne d’autre, il ne peut pas y avoir de panne d’électricité. Si ça ne marche pas, c’est moi qui n’ai pas fait le travail.

– Qu’est que ces sports vous apportent en plus de la danse ?

Ça m’apporte de l’endurance. Moi j’aime bien faire des pièces physiques. La danse pour moi, il faut que ça danse, il faut qu’il y ait quelque chose de vivant. Et le vélo pour moi aussi ça chauffe, c’est endurant, c’est difficile, surtout avec tous les différents temps qu’on a et c’est ça qui me plait. Je suis un peu maso (rire), j’aime bien quand c’est difficile. Je n’aime pas quand c’est trop facile. Et une autre raison d’avoir fait ça, t’es pas invité dans un théâtre avec une loge, où tu as un hôtel, tu as un repas. Là, Unlimited  c’est camping sauvage, on attend qui fasse un peu nuit et après on va chercher quelque part où dormir, tente ou pas, il n’y a ni toilettes, ni douche, il n’y a rien et ça me plait. Ça fait un peu aventure, c’est dans cet esprit-là…

Retrouvez la suite de l’interview dans quelques jours!!!

 

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