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Published in: vie du lycée

John BATEMAN, an unlimited man

By Clémence BOULOIZEAU

Suite de l’interview!!

Nous allons maintenant parler de votre compagnie «Chiroptera » que vous avez créée en 2009 :

– Pouvez-vous commencer par nous expliquer le choix de ce nom pour votre compagnie ?

Chiroptera, c’est le nom latin des chauves-souris et si je m’appelais compagnie  »BATEMAN » ou  »John BATEMAN » c’est tout de suite :il faut faire que des pièces sur Batman! C’est la même chose mais la plupart des gens ne savent pas que chiroptera veut dire chauves-souris.

– Pourquoi avoir décidé de créer votre propre compagnie ?

Parce que j’avais toujours envie de danser et je trouve qu’il y a des gens de La Rochelle qui ont un bon niveau mais c’est dommage qu’ils partent tous. Dès que vous avez fait votre parcours au conservatoire ou dans les écoles de danse, ils partent tout de suite. Tout le monde va à Paris, Bordeaux, Nantes ou encore Londres, Berlin, en Belgique. Et c’est dommage qu’ils n’aient pas un peu d’expérience avant de partir. Parce que sinon vous arrivez à Londres et on vous demande  »Vous avez fait quoi ? Bah, j’ai fait cette école c’est tout » mais vous n’avez pas d’expérience professionnelle et je trouve ça dommage.

– De votre point de vue, est-ce plus libre ou plus contraignant de diriger une compagnie ?

C’est plus contraignant parce que il y a toujours pleins de choses. Peut-être que c’est la même chose en Angleterre mais en France, il y a beaucoup de paperasse qui va avec. Il faut toujours remplir des formulaires, faire des discussions internet même si ça je le fais jamais. Je n’aime pas demander. C’est pourquoi Unlimited c’est Unlimited. Je n’aime pas demander  »j’ai besoin de subventions pour ça », une semaine ici, une salle, un machin, ça me plait pas. Parce que quand j’ai quitté l’Angleterre, ce n’était pas comme ça. C’était soit on travaillait, soit on avait rien. Il y pas de  »Donne-moi de l’argent pour que je fasse ça pour un projet avec trois danseurs ». Là, en Angleterre, vous avez 6 semaines pour faire une pièce, vous n’êtes pas payés pendant ces 6 semaines et à la fin si vous avez vendu le spectacle avec trois dates qui sont remplies vous avez un salaire après vous en faites un autre. Ici, je regarde La Rochelle, il y avait une pièce tous les 2 ans alors que vous étiez payés tous les mois. Ce qui est bien mais c’est un peu dommage parce qu’ après vous prenez l’habitude de ’’mettre les pieds sur la table’’, vous dites bon bah là je fais rien mais c’est pas grave.   

– Avez-vous créé des spectacles avec cette compagnie ?

Oui, la première pièce, c’était appeler I run, I walk, I fall, I stalk qui était sur une scène défilée, des allers-retours sur une piste. Quoi d’autre… Underground. On était invité à faire le premier Festival International de danse à Hanoï, au Vietnam. Je trouvais ça drôle parce qu’on représentait la France sauf que moi, je ne suis pas français (rire). Et là, Maude (Vallée, danseuse dans sa compagnie ndlr), pour la compagnie a été au Japon au deuxième Dance Fringe Festival à Fukuoka au Japon. On a été invités mais on n’a pas eu la subvention pour les deux donc Maude est partie toute seule. Sinon, on n’avait pas assez d’argent et c’est moi qui paye… C’est dommage.

– Quels ont été vos sources d’inspiration pour les créer ?

Tout, les gens dans la rue, la nature, les films, les livres. Des fois, je trouve les titres de mes pièces dans mes livres, des fois, il y a trois mots et tu fais  »à bah c’est pas mal quand même » et après tu recommence à réfléchir sur  »ah bah ça peut faire ça, c’est pas mal… ». Il y a quelqu’un qui m’a donné  »Comment s’en sortir sans sortir ? » moi j’avais trouvé la version en anglais mais après elle a trouvé cette phrase-là écrite par un poète au XIXème, je trouvais ça pas mal… Multiples points of egress ça veut dire qu’il y a plusieurs points de sortie alors qu’en français c’est comment sortir en restant sur scène parce qu’on sort jamais. C’est une heure à fond, on est aidé par des cordes et des projections.

– Que retenez-vous de ces différentes expériences ?

(Silence) C’est difficile comme question parce que chaque pièce est différente. Underground, c’était génial parce qu’on était invité dans un festival où il faut créer une pièce à 40° avec des costumes en laine (rire), il faut aller sur scène et tu commences à transpirer parce que c’était plein et il faut couper la clim parce que sinon on entend pas la musique sauf que, sans sortir, vous avez déjà 35° dans la salle. Les expériences comme ça c’est… et ça change de faire Multiples points of egress à La Rochelle en Février quand il fait 0° (rire), avec une salle en béton. Toutes ces choses-là changent tout le temps et c’est les gens que vous rencontrez. J’ai dansé avec des vietnamiens… La première pièce avec Régine, on était 19 et on avait des anglais, américains, français, tchèques, africains, japonais, chinois et une gréco-allemande et une espagnole. Et là, quand vous avez des expériences comme ça, après vous connaissez du monde un peu partout. C’’est ça qui est bien dans la danse.

Enfin, quels sont vos projets pour cette année 2017 ?

Je danse Unlimitted mais je reste dans le coin parce que là je ne pars pas en Angleterre c’est à côté de Benon qui est pas loin de Surgères. C’est à 40 bornes, c’est facile, je peux le faire dans l’après-midi (rire). On va aussi re danser la pièce que Maude a faite à Fukuoka mais à 4. On invite les deux japonaises pour danser avec nous. Maude a un solo à danser aussi. Il y a peut-être une autre pièce dans ma tête mais je ne suis pas sûr encore. Et je redanse avec Régine. Je prendrais peut être le vélo cette fois-ci, c’est pas loin, c’est que à 700 bornes (rires).

Notez-bien que vous pourrez profiter d’un cours de danse contemporaine orchestré par John BATEMAN en ANGLAIS dans le cadre de la  »Faite des langues ».Il sera présent au gymnase du lycée le lundi 15 mai 2017 de 17h45 à 19h15.john velo

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