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Published in: Non classé

Francois Ier – Le grand roi

By Clémence BOULOIZEAU

François Ier qui régna sur la France au 16ème siècle, marqua le début de la Renaissance autant par la modernité avec laquelle il gouverna son pays que par son goût pour les arts.

Fils de Louise de Savoie, il n’est pas destiné à accéder un jour au trône de France. En effet, il est seulement un cousin éloigné de Louis XII, roi de France. Malgré cela, sa mère sait dès sa naissance qu’il est destiné à accéder un jour au trône. Louise de Savoie a raison d’y croire car tous les princes héritiers décèdent et le cousin le plus proche pour lui succéder est son fils. En échange de la royauté, Louis XII impose à François de se marier avec sa fille ainée, Claude de France, seulement connu pour sa laideur et pour avoir donné son nom à une prune : la reine Claude. François Ier accède au trône le 25 Janvier 1515. Bien que sa femme prenne le titre de reine, la véritable reine est sa mère qu’il nomme 2 fois régente.

Le roi est un bon vivant qui impressionne par sa taille de 2 mètres ce qui est immense pour l’époque. Il aime la chasse, les arts, il va beaucoup s’inspirer de l’art italien durant son règne pour créer l’art français qu’il dit plus évolué et abouti. De plus, il voue un véritable amour pour les femmes, principalement deux surnommées la brune qui porte le titre de Comtesse de Foix remplacée par la blonde, Anne de Pisseleu, Duchesse d’Etampes.

François Ier va apporter avec son couronnement de la nouveauté dans la façon de régner. Il crée, entre autres, des institutions sur lesquelles une partie de notre vie sociale actuelle est encore fondée tels que l’état civil. Il devient le premier monarque absolu, ce qui va lui permettre d’initier la cour à de nouveaux usages tels que « Votre Majesté » ou encore « Tel est mon bon plaisir » qui seront reprises un siècle plus tard par le célèbre roi soleil, Louis XIV. Contrairement à ses prédécesseurs, François Ier n’est pas un grand conquérant, il faut tout de même noter la Bataille de Marignan qui fut victorieuse. Le roi a une politique très pacifique avec les Protestants jusqu’à « l’affaire des Placards », quand en 1534, des protestants vont placarder leurs préceptes sur la porte de la Chambre Royale à Amboise. François Ier va alors décréter un crime de lèse-majesté : les Hérétiques vont subir par la suite procès et tortures. Malgré cela, il reste un roi très aimé de son peuple principalement grâce à son grand tour de France.

François Ier aime les arts, pour être au plus proche de lui, il invite à la cours un génie de son époque : Leonard De Vinci. Celui-ci va pour le remercier, lui offrir un tableau devenu mythique La Joconde. Le roi apprécie tellement l’univers de De Vinci qu’il lui propose de rester et de travailler à quelques pas du château, au Clos Lucé. Les deux hommes lient une véritable complicité qui cesse brutalement à la mort de l’inventeur seulement 3 ans après leur rencontre.

Une des autres passions de François Ier est l’architecture française. Il est à l’origine de plusieurs monuments emblématiques de France tels que Le Louvre déjà construit mais qu’il rénove après sa destruction pendant la guerre de cent ans ou encore la galerie de Fontainebleau qui inspira la mythique galerie des glaces de Versailles. En plus de tout cela, il fait construire avec Leonard De Vinci un des châteaux les plus beaux du royaume pour montrer la puissance de son pays et pour rendre jalouse toute l’Europe : Chambord. Ce château fascine par l’immensité presque utopique de sa réalisation. Il représente la démesure dont va faire preuve le roi en lien avec la Renaissance. Chambord constitue tout d’abord des nombres astronomiques. En effet, il ne faut pas moins de 28ans pour réaliser seulement la première tranche du château. Ni Léonard De Vinci, ni François Ier ne voient le résultat final. Le chantier est constitué de 1800 ouvriers qui œuvrent à la conception de 426 pièces ou encore 282 cheminées !! Le roi dit lui-même à propos de ce projet que « si l’on se préoccupait de l’achèvement des choses, on n’entreprendrai jamais rien ». Il ne faut pas oublier l’élément majeur de ce château : l’escalier central imaginé par De Vinci monté en double hélice.

Si il ne fallait qu’une phrase pour résumer ce roi qui fascine encore de nos jours, je dirais qu’il a réussi le pari fou de laisser à jamais son nom dans l’Histoire comme celui d’un grand roi alors qu’il n’était même pas destiné à accéder un jour au trône…

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