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Published in: Actualités, Politique et économie, vie lycéenne

Des lycéens en colère

By lolam

C’est sous la pluie, en ce vendredi 30 novembre, qu’ont débuté les manifestations à l’entrée du lycée Saint-Exupéry. A ce moment-là, ce n’est encore qu’un petit blocus de quelques lycéens qui font entendre leurs voix mais en seulement quelques jours cela s’est vite transformé en mouvement de foule importante. Colère, agitation, dégradations et même actes de violence ont eu lieu devant les portes de l’établissement. Mais alors, quelles sont les revendications de la part des ces lycéens qui à travers leurs blocus et leur slogan “lycéens précaires, lycéens en colère !” essaient tant bien que mal de faire passer un vrai message à l’Éducation Nationale. Nous avons donc interrogé l’une des instigatrices de ce mouvement, Oregan Hardy élève de première S au lycée Saint-Exupéry et présidente de l’UNL à La Rochelle, pour répondre à ces questions.

Tout d’abord expliquez-nous l’origine de ce blocus ici à Saint-Exupéry, ainsi que le message que vous souhaitez faire passer:

«Nous avons effectivement décidé d’organiser des manifestations au lycée. Ceci est un appel qui a été fait par l’Union Nationale Lycéenne (UNL) dont je fais partie, pour montrer notre colère et notre désaccord à propos de certains systèmes de l’Éducation Nationale. Le message à faire passer est tout simplement nos revendications. On vise en particulier les lycéens en faisant ça car très peu sont au courant des réformes. Ensuite il est vrai que c’est aussi une démonstration de force vis-à-vis du ministère, 200 lycées bloqués dans toute la France ce n’est pas rien !»

Quelles sont donc vos revendications ?

«Pour commencer, nous manifestons aujourd’hui contre la mise en place du SNU (Service National Universel) qui va évidemment coûter très cher et dont l’utilité sera extrêmement limitée. Nous sommes aussi contre Parcoursup et souhaitons un système après le bac plus égalitaire et surtout plus cohérent, car le système mit en place actuellement est très mauvais et fait perdre énormément de temps. On voudrait également moins de suppressions de postes dans l’Éducation Nationale, car en effet, c’est 2 600 postes de professeurs qui sont supprimés chaque année. Certaines classes se retrouvent donc dès le début d’année sans enseignants et l’établissement est alors obligé d’engager des remplaçants qui feront l’année. Cela dit, l’intérêt est quand même limité car un remplaçant coûte moins cher qu’un professeur et on pense que c’est une volonté de l’Éducation Nationale de nous donner un enseignement de moins bonne qualité pour moins cher.»

Pensez-vous que votre intervention aujourd’hui va changer quelque chose ?

«Alors malheureusement non, je ne pense pas qu’un seul petit blocus à Saint-Exupéry va changer les choses mais cela permettra peut-être à certains lycéens d’être au courant de ce qui se passe dans l’Éducation Nationale en ce moment. Après c’est aussi pour essayer de faire porter nos voix ainsi que nos revendications. Ne serait-ce qu’avec les lycéens de La Rochelle, si on s’y met tous on pourrait créer un beau mouvement pour proposer des solutions au système qui est actuellement en place et qui, je pense vous l’avez compris, nous déplaît fortement.»

 

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