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Published in: Société

Elle était une fois, le féminisme.

By Solène ADAM-ROCHETEAU

Le féminisme. Aujourd’hui impossible de ne jamais avoir entendu ce mot, qui fait peur à certaines personnes. Utilisé à tord et à travers, il paraît utile d’en rappeler la VRAIE définition. Non, une personne féministe ne considère pas les hommes inférieurs aux femmes ! Le féminisme c’est : un « mouvement militant pour l’amélioration et l’extension du rôle et des droits des femmes dans la société. » (dictionnaire La Rousse).

Mais comment a-t-on pu en arriver à devoir inventer un mot pour défendre les droits des femmes ? L’égalité des être humains ne parait-elle pas évidente ?

En effet, en France, dès 1789 le premier article de la DDHC (Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen) exprime clairement que « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droits. ». De plus la devise « Liberté, Égalité, Fraternité » a été adoptée comme principe républicain en 1848. Malgré cela, nous voilà en 2018, soit 229 ans plus tard, et toujours aucune trace de l’égalité des sexes. Bien que cela soit un sujet d’actualité, nous sommes encore loin du réel respect des droits des femmes. Pour avoir une idée du chemin restant à parcourir voici quelques chiffres 1 consternants, en France :

  • Tous les 3 jours, une femme décède, victime de son conjoint,
  • 14,5% des femmes françaises ont été victimes de violences sexuelles au cours de leur vie,
  • 1 femme sur 5 est victime de violence et/ou harcèlement sexuel au travail,
  • seuls 3% des PDG français(es) sont des femmes,
  • près d’un tiers des femmes travaillent à temps partiel, contre 8,2% des hommes,
  • seul 31,79% du Sénat est composé de femmes,1
  • les femmes représentes seulement 5% des lauréats des prix Nobel2,
  • dans le monde, 68 pays n’autorisent pas l’avortement3 .

Bien que l’on puisse observer ses dernières années une avancée de l’égalité des sexes dans certains domaines, ces chiffres ahurissants nous laissent constater les progrès qu’il reste encore à faire. En effet, un des chiffres montre qu’il est impératif d’agir au plus vite : entre 2016 et 2017 le taux de plaintes pour viols et agressions sexuelles ont augmenté de 12% et 10% chez les femmes.

Nombreux sont les appels à la marche ou à la manifestation : sur Franceinfo 600 femmes françaises ont appelés à une grande marche le samedi 24 novembre « pour en finir avec les violences sexistes et sexuelles »4 . Désormais, les femmes vont se réunir sous la bannière « Nous Toutes », prenant la suite du mouvement « Me Too », proclamant au et fort que « l’impunité doit cesser », « Nous ne serons plus jamais seules »4 .

1 : https://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/publications/droits-des-femmes/egalite-entre-les-femmes-et-les-hommes/vers-legalite-reelle-entre-les-femmes-et-les-hommes-chiffres-cles-edition-2018/

2 : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/10/02/les-femmes-representent-5-des-laureats-des-prix-nobel_5363465_4355770.html

3 : http://www.lunion.fr/43373/article/2017-08-04/l-avortement-en-2017-ces-pays-ou-il-est-toujours-interdit

4 : https://news.konbini.com/news/nous-en-avons-plus-quassez-600-femmes-appellent-a-marcher-le-24-novembre-contre-les-violences-sexistes-et-sexuelles

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